Ainsi, il élimine ses adversaires les uns après les autres, s'alliant avec les ennemis d'hier pour faire tomber un allié de la veille : Trotsky, Zinoniev ou encore Boukharine et Rykov chutent successivement, laissant le champ libre. Ainsi, un sondage[92] réalisé par le centre Levada en mai 2006 révèle que les avis favorables et défavorables des Russes envers la personnalité de dirigeant de Joseph Staline s'équilibrent à peu près (différence des pourcentages favorables moins défavorables égale à -2). De même, sur cinq maréchaux, seuls ont survécu les deux tenants inconditionnels de la cavalerie, amis de toujours de Staline, mais ennemis jurés de l'arme blindée. L'édition fut interrompue avant la parution aux États-Unis de trois volumes supplémentaires en 1967. Or Ekaterina Geladzé est morte le 4 juin 1937, c'est-à-dire en pleine affaire Toukhatchevski (ce dernier et les autres accusés ont été arrêtés fin mai 1937, le procès a eu lieu le 11 juin et l'exécution de la sentence vraisemblablement le 12). »[9]. Choqué par le suicide de sa mère (il a alors 13 ans) et marqué par son enfance très particulière dans un foyer familial gardé par les agents du NKVD, Vassili est un adolescent dissolu et fugueur, travaillant mal à l'école, puis s'adonnant vite à l'alcoolisme. Cet épisode lui vaut d’être remarqué à nouveau et rappelé à Moscou par Lénine, qui accorde une grande valeur à l’impitoyabilité dont Staline a fait preuve, en dépit du gâchis d’hommes en découlant. Joseph Staline[1], né le 18 décembre 1878[2] à Gori (Empire russe, actuelle Géorgie) et mort le 5 mars 1953 à Moscou, est un révolutionnaire bolchevik et homme d'État soviétique d'origine géorgienne. Il fait en 1924 un récit élogieux de cette rencontre, une semaine après la mort de Lénine : « Lorsque je le comparais aux autres dirigeants de notre Parti, il me semble toujours que les compagnons de lutte de Lénine – Plekhanov, Martov, Axelrod et d’autres encore – étaient moins grands que lui d’une tête ; que Lénine comparé à eux, n’était pas simplement un des dirigeants, mais un dirigeant de type supérieur, un aigle des montagnes, sans peur dans la lutte et menant hardiment le Parti en avant, dans les chemins inexplorés du mouvement révolutionnaire russe […] [réf. La déportation continue de centaines de milliers d'opposants réels ou supposés, les emprisonnements arbitraires, et l'interdiction de toute contestation de la personne de Staline sont emblématiques de la période 1922-1953. Staline, d'origine géorgienne, est nommé « commissaire aux nationalités » dans le Conseil des commissaires du Peuple. »[166]. Dès 1946, par exemple, il relance l’étude du droit romain. Lors de la Seconde guerre mondiale, Staline a mis fin au mouvement révolutionnaire et a restauré la mécanique étatique: fin des commissariats et restauration des ministères, restauration des facultés de droits, des grades militaires, etc. Joseph Stalin was born Josef Vissarionovich Djugashvili on December 18, 1878, or December 6, 1878, according to the Old Style Julian calendar (although he later invented a new birth date for himself: December 21, 1879), in the small town of Gori, Georgia, then part of the Russian empire. De nombreuses sources font état du sens de l’humour particulier de Staline, parfois espiègle, volontiers noir et cruel. Staline rétablit le salaire aux pièces et le livret ouvrier, allonge la journée de travail, encourage la naissance d'une nouvelle aristocratie ouvrière en patronnant le mouvement stakhanoviste (1935) et fait punir d'envoi au Goulag tout retard répété de plus de 10 minutes. Staline jeune Concernant ses rapports avec les femmes, Staline flirtait parfois ouvertement, faisant montre d’une « traditionnelle chevalerie géorgienne altern[ant] avec une goujaterie puérile quand il avait bu » ; il était également, voire davantage, courtisé par elles. Ainsi affermi, Staline replonge le pays dans la terreur durant les dernières années de sa domination. Nikita Khrouchtchev le qualifia d’homme aux multiples visages, et Lazare Kaganovitch dit de lui qu’il était « un homme différent suivant les moments » et avoir « connu au moins cinq ou six Staline »[9]. portent le nom de Staline, qui refuse la proposition de renommer la capitale Moscou « Stalinodar ». De l'avis de ses historiens même les plus critiques, Staline démontre son sang-froid et son génie politique en s'adressant, dès le 3 juillet 1941 à ses « frères-et-sœurs » soviétiques, pour proclamer l'union sacrée de la nation dans la « Grande Guerre patriotique » et, surtout, en décidant de ne pas quitter Moscou menacée, à la surprise de ses proches. »[9]. Il nie aussi l'existence des famines meurtrières de 1932-1933 (Holodomor) et de 1946-1947 après les avoir en partie provoquées par une politique impitoyable de réquisitions forcées de produits agricoles dans les campagnes. En octobre 1916, l'armée rassemble tous les déportés de la région à Monastyrskoé. La mère de Staline meurt en 1937. En mars 1933, alors que la destruction de la république de Weimar est presque achevée et que les communistes allemands prennent en nombre le chemin des camps de concentration, le KPD clandestin et le Komintern répètent inlassablement que les événements démontrent la justesse des attaques contre la social-démocratie et la nécessité de les poursuivre sans changement[50]. L’Etat a une idée bien précise, il veut avoir le contrôle de tout un peuple. Sept volumes sont parus en 1953 (Paris, éditions sociales). Il est à la tête du parti communiste qui deviendra par la suite un parti unique. Selon Anne Applebaum, si Staline a brisé la continuité de l'histoire russe, c'est bien dans les campagnes. D'ailleurs, il n'hésite pas, durant cette période, à autoriser l'arrestation et l'exécution de membres de sa belle-famille (de son premier mariage). Staline appréciait également le ballet et la musique, allant revoir une vingtaine de fois incognito Le Lac des Cygnes. En 1943, Staline refusa de l'échanger contre le Maréchal Friedrich Paulus, capturé par l'Armée rouge lors de la bataille de Stalingrad : « Un lieutenant ne vaut pas un général », aurait-il dit ; selon d'autres sources, il aurait répondu à cette offre : « Je n'ai pas de fils. Du 28 novembre au 1er décembre 1943 il participe à la conférence de Téhéran, avec Winston Churchill et Franklin Delano Roosevelt, ou les services secrets alliés découvrent l'opération Grand Saut, un projet d'assassinat des participants. Il a eu deux épouses : Ekaterina Svanidzé et Nadejda Allilouïeva-Staline. Il apprécie le jardinage, notamment les agrumes, et désherbe avec ses visiteurs, qu’ils le veuillent ou non[170]. Le moindre général au front, le moindre directeur d'usine ou de kolkhoze, le moindre écrivain pouvait un jour entendre son téléphone sonner avec Staline en personne au bout du fil. C'est ce que l'on nomme la "Grande Terreur". Staline n'a quitté la Russie qu'exceptionnellement et ne connaissait que le géorgien et le russe, et encore ne parlait ce dernier qu’avec un fort accent géorgien[9]. Cependant, en raison d’une invasion commencée trop tard, la Wehrmacht n'atteint pas la totalité de ses objectifs, même si elle avance très loin et avec des pertes limitées. Pour obtenir « l'adhésion » totale de ses troupes, des équipes spéciales du NKVD sont chargées de mitrailler les soldats qui refluent vers l'arrière : cette technique a par exemple été expérimentée devant Moscou et à Stalingrad[réf. Il laisse à Staline quatre petits enfants : Alexandre (1941-2017) devenu metteur en scène du Théâtre académique central de l'Armée russe, et une fille Nadejda (1943-1999) de son mariage avec Galina Aleksandrovna Bourdonskaïa (1921-1990), et Vassili (1949-1972) et Svetlana (1947-1989) de son mariage avec Iekaterina Semionovna Timochenko (1923-1988), la fille du maréchal de l'Union soviétique Semion Timochenko. On peut également souligner l'admiration d'Hitler pour la capacité de Staline à soumettre la paysannerie, et l'antisémitisme manifeste de Staline à la fin de sa vie. Avant le début de la Seconde Guerre mondiale en Europe, l'URSS remporte deux batailles de frontières contre le Japon : la bataille du lac Khassan en 1938, puis la bataille de Khalkhin Gol en Mongolie en 1939. Le stalinisme n'est pas pour autant renié encore officiellement. L’URSS sous Staline est un État souvent présenté comme l'un des principaux exemples de totalitarisme[note 1], modelé par un dirigeant qui disposait de la totalité des pouvoirs et se fit entourer d'un intense culte de la personnalité. Dietskiï Dom : Orphelinat pour les enfants d’ennemis du peuple. En 2016, la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, affirme sur les réseaux sociaux que les Russes « en ont bavé de Staline et compagnie ». Néanmoins, dès le retour d'exil de Lénine, il se range très rapidement aux Thèses d'avril. Aux yeux de Trotski, Staline représentait le « Thermidor » de la révolution russe (bien qu'au contraire du Thermidor français, celui-ci ait relancé la transformation sociale et la terreur à un degré que nul n'aurait osé prévoir)[90]. En outre, les destructions matérielles en URSS sont gigantesques, les pires subies par un belligérant dans ce conflit. Le dossier médical de Nadia, conservé par Staline et disponible aujourd'hui, révèle qu'elle souffrait de dépression et de solitude, son mari n'ayant plus guère de temps libre à lui consacrer, comme il le reconnut dans les années 1950[141]. En 1961, le corps embaumé de Staline est retiré du mausolée de Lénine et Stalingrad devient Volgograd. En 2008, Staline se place en troisième dans le classement des 500 plus grands Russes de tous les temps, selon l'adaptation russe de l'émission britannique 100 Greatest Britons[96]. Ces organisations affirment incarner le « marxisme-léninisme véritable ». Néanmoins, avant l’invasion nazie, Staline a refusé jusqu'au dernier moment de réagir aux rapports — de Trepper, Sorge et même Churchill — qui le prévenaient depuis de longs mois de l'imminence d'une invasion, allant même jusqu'à menacer de liquider ceux qui s'en faisaient écho avec trop d'insistance. Il revient à Pétersbourg en 1912 où il rencontre pour la première fois, en la personne de son logeur, Viatcheslav Skriabine, connu par ses camarades sous le pseudonyme de Molotov — le marteau[9]. En 1949, il fait accéder son pays à l'arme atomique, en partie grâce à ses réseaux d'espionnage aux États-Unis et aux prisonniers du Goulag et des charachka. Le 8 mars 1913[Information douteuse], il est arrêté à Saint-Pétersbourg, où il est détenu six mois avant d'être condamné à quatre ans de déportation en Sibérie, en juillet 1913 ; cette peine relativement légère alimente encore des soupçons : Staline était-il un des nombreux agents doubles de l’Okhrana au sein du mouvement bolchevique[9] ? D'autant plus que les dirigeants, trop soucieux d'évincer Trotsky, ne prennent pas garde aux avertissements de Lénine concernant Joseph Staline. Ayant l'habitude de considérer les prisonniers comme des traîtres et de soumettre leurs familles à des représailles, Staline fit arrêter pendant quelque temps la jeune femme de son fils. Stephen G. Wheatcroft, « Victims of Stalinism and the Soviet Secret Police: The Comparability and Reliability of the Archival Data. il y a un état totalitaire, c'est-à-dire un état dans lequel un parti unique, dirigé par un seul homme, qui contrôle tous les aspects de la vie publique et privée Staline dirige l' URSS par … Il poursuit son action en Géorgie et en Russie : arrêté de nombreuses fois, il est déporté par la police du tsar, chaque fois soit il s'évade, soit il e… Je propose donc aux camarades d’étudier un moyen pour démettre Staline de ce poste et pour nommer à sa place une autre personne qui n’aurait en toutes choses sur le camarade Staline qu’un seul avantage, celui d’être plus tolérant, plus loyal, plus poli et plus attentif envers les camarades, d’humeur moins capricieuse, etc. Probablement repris de l'appellation d'Abraham, le titre de « Père des peuples »[62] (Отец народов) ou encore de « Grand guide des peuples » (Великий вождь народов) signale que Staline a réussi à s'identifier non seulement à la nation soviétique mais aussi à d'autres nations du monde grâce à sa victoire sur le nazisme qui lui confère un réel prestige dans le monde bien au-delà des seuls cercles communistes. Cependant, son pouvoir absolu reste intact et même renforcé : chef du gouvernement depuis mai 1941, Staline se fait nommer commissaire à la Défense en août, « commandant en chef suprême » en juillet 1942, maréchal en 1943, généralissime en 1945. Parallèlement, grâce à son ouvrage "Le Marxisme et la question nationale", il se pose comme le spécialiste des nationalités au sein du Parti. Les Mémoires de Khrouchtchev mentionnent que c'est la vieille gouvernante de Staline Matrena Boutouzova qui le découvre ainsi. Joseph Staline a mis en place un système totalitaire. La culture, cible traditionnelle, est à nouveau sommée de se plier aux dogmes du réalisme. Cette situation ne faisait qu’exacerber la jalousie maladive de sa seconde femme Nadia[9]. Surtout jusqu'aux Grandes Purges de 1937, il règne sur son entourage plus par ses capacités de charme que par ses colères ou la terreur qu'il inspirera surtout sur la fin. Il s'évade en mars 1909[24][Information douteuse]. Elles sont marquées par des bousculades qui font près de 1 500 morts[76]. Alors que son père cordonnier meurt dans une rixe en 1889, Joseph est envoyé au séminaire orthodoxede Tiflis (Tbilissi) à l'âge de quinze ans. On assimile Staline à une Divinité. Pour Nikita Khrouchtchev en 1956, la dérive de Staline n'aurait commencé qu'en 1934, ce qui permettait de ne pas remettre en cause la collectivisation désastreuse ni les choix d'industrialisation forcenée, encore moins l'œuvre de Lénine. souhaitée] ». Staline leur impose le modèle soviétique, notamment par le coup de Prague en 1948 et par la mise en place de gouvernements pro-soviétiques. Hanté comme tous les bolcheviks par la possibilité d'une prochaine confrontation avec les pays capitalistes, il veut accélérer à tout prix la modernisation industrielle pour s'y préparer. C'est le début du recul allemand. Lenine vu par Staline./ Lenine vu par Staline., 1939, n/a. Leur collègue, Alexandre Zinoviev, est passé d'une critique sans concession du stalinisme à une critique non moins mordante de l'antistalinisme. Le premier plan quinquennal (1929-1933) fait de l'URSS de Staline un pays productiviste vivant dans l'obsession d'accomplir et de dépasser des normes de production toujours rehaussées. Staline (1879-1953), fut un dirigeant de l'union soviétique, dont l'histoire personnelle se confondit, pendant plus de trente ans, avec celle de l'URSS.Par son poids politique et militaire, il fit de l'URSS la seconde puissance mondiale et son action eut une influence déterminante sur l'expansion territoriale du modèle communiste, en particulier en Europe de l'Est. Il est précédé de Lénine, une autre histoire de la Révolution russe, et suivi par Les bourreaux de Staline - Katyn 1940. Reprenant les rênes de la Pravda dès mars, il est élu le mois suivant au Comité central. Il accentue son soutien aux théories charlatanesques du biologiste Trofim Lyssenko, et ravage ainsi la génétique soviétique. »[145]. Les Grandes Purges permettent également à Staline d'éliminer radicalement tous les éléments socialement suspects et tous les mécontents suscités par sa politique. Pendant la guerre civile, Staline noue des relations étroites avec la police politique, la Tcheka, notamment avec son fondateur et chef suprême, Félix Dzerjinski. Joseph Staline démontre qu'il n'est pas surnommé "l'homme d'acier" sans raison, et qu'il n'a pas perdu la fermeté qui le caractérisait lors de la guerre civile. Durant son transfert il contracte le typhus. Entre Caucase et Asie centrale, ils multiplient les expéditions jusqu’à gravir, dans les années 1930, les vertigineux pic Staline et pic Lénine, au nom du pouvoir. Un peu avant minuit, l’opération est terminée. Joseph Staline y fait une apparition courte où il annonce des réformes des institutions et accuse ses plus proches collaborateurs, comme Molotov, de connivence avec l'ennemi impérialiste. Du vivant même de Staline, on glosa sans fin à l'étranger et jusqu'au sein du Parti sur ses origines caucasiennes, et on fut tenté d'expliquer ses crimes comme une manifestation de « barbarie asiatique ». Ainsi, le 22 juin 1941, malgré les alertes récurrentes données par les renseignements, l'URSS est prise au dépourvu face au lancement de l'opération Barbarossa. Alpinistes de Staline, la vie des frères Abalakov par Cédric Gras par Adélie F. 25 mai 2020 25 mai 2020 Mise à jour 25/05/20 – Reportée à cause de la pandémie et de la fermeture des librairies, la sortie d’ Alpinistes de Staline est désormais fixée au 27 mai ! Sa personnalité difficile s’accompagne de problèmes récurrents de santé, notamment des dents gâtées depuis ses séjours en Sibérie[9], des angines chroniques et des rhumatismes, ainsi qu’une amygdalite qui se déclenchait lorsqu’il était stressé[179]. Molotov dit que les femmes « raffolaient de lui » et était impressionné par ses « succès » féminins. Il utilise ensuite le pseudonyme de Staline, formé sur le mot russe сталь (stal), qui signifie acier. Cependant, Lénine redoute le clivage entre Staline et Trotski, qui pourrait mettre à mal le Parti. Il reçoit de nombreuses punitions pour lecture de livres interdits (entre autres, Les Travailleurs de la Mer de Victor Hugo[14]) et en août 1898 s'inscrit à la branche locale du Parti ouvrier social-démocrate de Russie (POSDR)[15]. nécessaire]. Acteur marginal de la révolution d’Octobre, il étend peu à peu son influence politique pendant la guerre civile russe, tissant des liens étroits avec la police politique, la Tcheka, et devenant, en 1922, secrétaire général du Comité central du Parti communiste. Vous bénéficiez d'un droit d'accès et de rectification de vos données personnelles, ainsi que celui d'en demander l'effacement dans les limites prévues par la loi. En savoir plus sur notre politique de confidentialité. »[9]. Elles se traduisent par la déportation de plusieurs centaines de milliers d'habitants et le meurtre d'une partie des élites locales[54]. Il crée en 1947 le Kominform, un rassemblement de partis communistes européens à l'image de l'Internationale et dirigée par le PCUS. Staline organise le culte de la personnalité. Staline respecte scrupuleusement les conditions du pacte germano-soviétique. C'est le début de la déstalinisation. En fait, il semble avoir pris le temps de la réflexion. En 1956, Khrouchtchev fait un rapport secret sur les excès de l'ancien dirigeant lors du XXe Congrès du PCUS. Pour soigner ses maux qui le complexaient, il prenait régulièrement les eaux comme les autres dirigeants, avec lesquels il échangeait très souvent des informations sur sa santé et ses cures[180]. Il s’agit de : Pavel et Génia veillent sur Staline après la mort de Nadia[154]. [184] ». Les archives personnelles de Staline contiennent de nombreux courriers d’admiratrices, auxquelles il cédait parfois ; il se plaignit par ailleurs que les femmes de sa belle-famille « ne le laissaient pas tranquille parce qu’elles voulaient toutes coucher avec lui ». Staline est un des seuls dirigeants du prolétariat dans l’histoire qui se soit élevé à cette hauteur, à la capacité d’action, et à la liberté d’initiative qui sont naturelles et habituelles pour tout grand homme de la bourgeoisie, pour tout chef féodal ou tout homme de cour habile et … Il entretient plus largement une atmosphère de suspicion généralisée qui brise les solidarités amicales, familiales ou professionnelles[46]. En savoir plus sur notre politique de confidentialité. Ainsi, des centaines d'aviateurs alliés tentent désespérément de parachuter des armes aux insurgés et périssent lors d'allers-retours longs et dangereux entre l'Italie et la Pologne. »[168]. Zinoviev, Kamenev, Smirnov, Boukharine et Rykov seront purgés août 1936 (procès des seize). En Russie, le culte de Staline n'est pas exclusivement le fait de nostalgiques du régime. Il brise aussi les réseaux clientélistes et les fiefs géographiques ou ministériels que se sont constitués les membres du gouvernement et du Politburo, ou bien, à tous les échelons, les responsables du Parti et les chefs de Goulag. Si sa date de naissance reconnue est le 21 décembre 1879, on retient également le 18 décembre 1878, jour indiqué sur son extrait de naissance. De 1941 à 1945, 1,5 million de Juifs sont assassinés en URSS par les nazis. Les parentés, mais aussi les différences tout aussi notables des deux dictateurs totalitaires, restent un sujet de discussion inépuisable, notamment depuis les travaux de Hannah Arendt (Les Origines du totalitarisme, 1951) et la double biographie pionnière d'Alan Bullock (Hitler et Staline : vies parallèles, Paris, Albin Michel, 1993). C'est dire qu'il y a là une énorme masse d'écrits, allant des chapitres achevés à de courtes notes de quelques lignes, en passant par des morceaux de plusieurs En comptant les « 440 000 Polonais déportés ou fusillés » entre 1939 et 1941, l’estimation du nombre de victimes directes du stalinisme est d’environ 7 740 000 personnes en 32 ans ; environ 2.500.000 d'entre elles trépassèrent devant un peloton d'exécution ou en déportation. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Nourrissant une paranoïa grandissante, Staline suit cette affaire de très près jusqu'au 5 mars 1953, jour où il meurt d'une attaque cérébrale. Tel jadis le tsar Nicolas Ier censurant en personne Alexandre Pouchkine, il lisait lui-même de nombreux manuscrits de poètes et romanciers, et visionnait pratiquement tous les films (il raffolait des westerns et des films policiers américains et était un admirateur de Spencer Tracy et Clark Gable[188]) qui sortaient en URSS. De surcroît, s'il a symbolisé la terreur d'un régime meurtrier, il fut aussi l'artisan de l'industrialisation très rapide de son pays, une avancée payée au prix fort. Plus d’homme, plus de problème. Il possédait tous les ouvrages de référence du marxisme, mais aussi toutes les œuvres de ses ennemis, tels Trotski ou Souvarine, et même des œuvres d’auteurs tels que Goethe, Victor Hugo, Balzac, Oscar Wilde, Hemingway ou encore Zola, qu’il « vénérait »[186]. Il aimait également citer les satires de Mikhaïl Zochtchenko à propos des bureaucrates communistes, pour les conclure par « C’est là que le camarade Zochtchenko s’est souvenu de la Guépéou et a changé la fin ! De 1936 à 1938, des purges sanglantes frappent les militants du parti communiste eux-mêmes ainsi que les principaux chefs du parti et de l'armée. Au total, la guerre à l'est aura permis de mettre hors de combat 80 % des effectifs de la Wehrmacht : sur 783 divisions allemandes disséminées sur tous les fronts, 607 sont anéanties sous les feux soviétiques[réf. A partir de cette période, il met ses talents d'orateur hérités du séminaire au service du Parti socialiste. Il est renvoyé du séminaire l'année suivante pour son manque d'assiduité et des lectures interdites. Staline avait une tendance à commenter les documents échangés et à donner sous la table des billets comportant divers commentaires, dont la teneur était parfois scatologique ; ainsi félicita-t-il Kliment Vorochilov par ces mots : « Un dirigeant mondial, TU L'AS ENCULÉ ! A propos des décès des anciens bolchéviques, dont on sait par ailleurs que Staline les fait assassiner directement ou indirectement, le commentaire évoque seulement la tristesse du chef. Et, s'il a usé de déportations très ciblées sur certains peuples, Staline n'a jamais mis en place de système d'éradication systématique d'une population similaire à la Shoah. Mais persuadé que la guerre avec les nazis est inévitable, il décide le transfert des usines d'armement vers l'est (au-delà de Moscou) et arrête la stratégie de l'Armée rouge pour cette confrontation. Il se fait arrêter à de nombreuses reprises. La première femme de Staline, Ekaterina Svanidzé dite « Kato », qu’il ne voyait qu’épisodiquement[9], meurt du typhus[réf. Le 6 avril 1902, il est arrêté et emprisonné durant un an à Batoumi et six mois à la prison de Koutaïs. Retrouvez toutes les dernières critiques sur le film L'Ombre de Staline, réalisé par Agnieszka Holland avec James Norton, Vanessa Kirby, Peter Sarsgaard. De 1936 à 1938, les procès de Moscou sont montés pour éliminer les vieux bolcheviks opposants ou s’étant opposés à Staline. Ce sera une posture défensive, copie de celle de Mikhaïl Koutouzov devant Napoléon en 1812 et qui prend en compte la possibilité d'une invasion en profondeur. Sa pratique politique et ses conceptions idéologiques sont désignées sous le terme de stalinisme. Il travaille actuellement sur un champ nouveau : les États-Unis avec Climat, une … Il transforme rapidement cette fonction, à l’origine administrative, en fonction la plus importante du pays. La victoire se paye au prix de millions de morts : environ 21 000 000 morts — 13 millions de civils et 8 millions de militaires[60] — ; le total de 27 millions sera même annoncé à l'époque de la Perestroïka. « L’enjeu de l’ascension [en 1933] du pic Staline [aujourd’hui pic Ismail Samani, dans le massif du Pamir], explique Cédric Gras, c’était de remplacer Dieu par le marxisme sur l’autel de la Terre. Le but des Grandes Purges sera notamment d'anéantir les dernières potentialités de résistance au sein du Parti et de la population. La dernière modification de cette page a été faite le 20 janvier 2021 à 11:23. Le processus est achevé à la fin des années 1930. Il se bat — plutôt bien — pendant la guerre et, grâce à son père, obtient d'importantes promotions. Le titre est « Longue vie au grand Staline ». On lui a aussi parfois prêté une maîtresse ou épouse nommée Rosa Kaganovitch, présentée comme sœur de Lazare Kaganovitch[133]. Staline, une popularité reconquise par-delà la tombe en Russie. Lorsque Lénine tente de travailler davantage, Staline tance vertement Nadejda Kroupskaïa, la compagne de Lénine, l’insultant et la menaçant de trouver une autre épouse à Lénine. L'objectif des plans quinquennaux est de rattraper l'immense retard économique de l'URSS : l'industrialisation doit se faire à marche forcée. » — ; il avait conservé de son passé de conspirateur une mémoire prodigieuse et travaillait fréquemment jusqu'à 16 heures par jour[163]. Il connaissait tous les grands classiques géorgiens, russes et européens, et était capable de faire des commentaires littéraires remarquables par un maître de conférences en la matière[187]. Face à la dégradation de son état de santé, le Politburo enjoint à Lénine de ne pas travailler plus de dix minutes par jour. Au niveau intérieur, Staline s'efforce de se montrer plus libéral en faisant promulguer la « constitution stalinienne » de 1936, annoncée comme « la plus démocratique du monde », en signe d'ouverture envers l' Occident. Il leur convient mieux qu'un Trotski solitaire et trop brillant[9], qui les critique âprement, et qui n'a pas su se tisser de réseaux dans un Parti qu'il n'a rejoint qu'en 1917. En 1928, il y établit un régime totalitaire, marqué par la Joseph Vissarionovitch Djougachvili naît à Gori en Georgie dans une famille d'anciens serfs, pauvres et sans éducation. Ses propos provoquent l'ire des milieux patriotiques, conservateurs, communistes et nationalistes[103],[104],[105], ce qui conduit Zakharova à préciser qu'il ne s'agit en aucun cas pour elle de comparer de quelque manière que ce soit l'URSS de Staline et l'Allemagne nazie[102],[106]. Des milliers de fonctionnaires sont remplacés, des centaines exécutés dans tous les domaines de l’État et notamment dans l'armée. Mais URSS et démocraties occidentales sont animées de la même méfiance mutuelle. Quoi qu’il en soit, le Staline de Souvarine, rédigé au milieu des années 30 et publié en 1935, n’a jamais été égalé, ni par I. Deutscher, ni par L. Fisher, ni plus récemment par A. Ulam et R.-C. Tucker (1). Les tensions empirèrent avant son suicide ; Staline confia par exemple à Khrouchtchev qu’il lui arrivait de s’enfermer dans une pièce pendant que Nadia hurlait et tambourinait à la porte : « Tu es un homme impossible. Sa sœur Svetlana s’était vivement opposée et a sauvé sa fille Galina quand Staline voulait l’envoyer à Dietskiï Dom[138],[139]. Mais Staline ne s'est pas simplement imposé dans les cercles de pouvoir, il devient le "vojd" (le guide) du peuple et amorce le culte de la personnalité. Des gens disparurent pour avoir mal orthographié le nom de Staline ou pour avoir enveloppé un pot de fleurs avec une page de journal comprenant sa photo[réf. Molotov et Anastase Mikoïan analysent la dépression initiale de Staline, lors du déclenchement de l'opération Barbarossa, comme une « pose » qu'il avait prise, afin de renforcer son pouvoir en « pouss[ant] le Politburo à le réélire »[183]. [31] » En dépit des vœux de Lénine et de sa famille, Staline le sacralise, le faisant embaumer et installer dans un mausolée provisoire sur la place Rouge[9]. Après cet échec, l'armée nazie change d'objectif principal pour sa campagne de 1942 : elle souhaite prendre le contrôle du pétrole du Caucase, voire, ensuite, de celui du Moyen-Orient.

Wesley Lautoa Transfert, Saint-étienne Clermont-ferrand Péage, Borne Recharge Solution, Code Postal Patte D'oie Toulouse, Robinet Salle De Bain Bricoman, Robinet Salle De Bain Bricoman, Le Mekong Marignane,