On ignore si l'objectif de Trajan est alors d'essayer de transformer le royaume dace en état client ou s'il pense déjà à une deuxième campagne décisive[r 5]. Le titre d'« empereur », résultant d'un concept assez moderne, n'était pas utilisé par les Romains avec le même sens : si un homme était « empereur proclamé », il était souvent appelé « Auguste », « Cé… En janvier 116, les troupes romaines s’emparent de Séleucie puis de Ctésiphon, capitale des Parthes[m 8],[p 14],[s 22]. Les forums romains étaient le centre du pouvoir de Rome, du temps de l'Antiquité. En 114, le Pont Polémoniaque ainsi que celui Galatique sont détachés de la Galatie, difficiles à administrer depuis Ancyre, et sont rattachés à la Cappadoce. Paul Petit rappelle par ailleurs « ses portraits de soudard au front bas, et […] son penchant pour le vin et les jeunes garçons »[p 5]. Il se déplace vers le nord et assiège la ville fortifiée d’Hatra. Le contexte et les objectifs de la rébellion sont méconnus[m 8],[p 13],[s 23]. Pont mixte en bois sur piles en maçonnerie, construit sur le Danube par les troupes de Trajan lors de la conquête de la Dacie. Déjà, en 106, la Dacie et l’Arabie Pétrée l'avaient agrandi. À propos de la guerre parthique de Trajan » dans Maricq. Après avoir traversé le Danube, l’armée romaine progresse en territoire dace sans rencontrer une grande résistance. Il est nommé consul suffect en 70[k 2],[b 6] ou en 72[i 1],[d 1]. Cependant, l'empereur ne s'attendait pas à des troubles en Égypte et en Cyrénaïque, ayant pris avec lui la légion qui y stationne[s 24]. Dans les années suivantes, l’Arménie et la Mésopotamie s'ajoutent à la liste des provinces. Récemment, des découvertes archéologiques ont remis en cause le mythe de l'extermination, de la déportation ou du bannissement des Daces par les Romains[17],[18]. Le Sénat n’a plus qu’un rôle consultatif. En 116, Trajan atteint donc le golfe Persique. Octave accapare progressivement de nombreux pouvoirs que lui accordent le Sénat et les comices. Ses nombreux voyages lui donnent une connaissance plus large des problèmes locaux des provinciaux[73],[p 19]. Trajan tente d’accélérer le développement intérieur de l’Empire en multipliant le nombre de villes : en effet, celles-ci constituant dans l’État romain la plus petite unité administrative, leur multiplication facilite l’exercice du pouvoir. À partir de 73 et jusque vers 76-78, Vespasien lui témoigne une grande confiance en lui confiant le poste de gouverneur impérial (légat d'Auguste propréteur) de Syrie pendant environ trois à cinq ans, le mettant à la tête de la principale force militaire en Orient[b 8]. L’année 98 commence donc avec le consulat conjoint de Trajan et Nerva. Aux conspirations, nombreuses, Domitien répond également par les exécutions. Get this from a library! Sur les monnaies de l’Empire romain, les empereurs se représentent de profil et inscrivent tous leurs pouvoirs. J.-C.). La province de Dacie est quant à elle définitivement abandonnée en 271, quand l’empereur Aurélien ordonne l’évacuation et le retrait des troupes romaines au sud du Danube. Dans les conflits entre les empereurs et le Sénat, les historiens antiques se placent très souvent du côté du second, car nombre d’entre eux appartiennent à l’ordre sénatorial ou subissent l’influence d'un des membres du Sénat. Les correcteurs ont des pouvoirs similaires à ceux des curateurs de cités, et au moins dans certains cas des pouvoirs judiciaires que n'ont pas les curateurs de cités[j 2]. Les pouvoirs du préfet du prétoire (L'empereur est le chef de toutes les forces militaires, et son quartier général, praetorium, se trouve à Rome) sont d'origine militaire : il commande à tous à toutes les troupes de Rome et d'Italie, à l'exception des cohortes urbaines qui relèvent du préfet de … Trajan établit une nouvelle organisation pour l'extraction des minerais de la région du Danube, concédant des baux à des entrepreneurs. Request PDF | On Jan 1, 2009, Olivier Devillers and others published Pouvoirs des hommes, pouvoir des mots, des Gracques à Trajan. Eine Epoche der Weltgeschichte, datant de 2010, Trajan n’est plus l’Optimus Princeps tel qu’il apparaît dans la tradition antique, en opposition au Pessimus Pinceps qu’est Domitien. Le deuxième type est la colonie dite « honoraire ». En 107, Trajan dévalue la monnaie romaine. Sur la côte occidentale de la Mer Noire, dans la province de Mésie inférieure, Trajan forme un conventus juridici à Callatis, dans une zone jusque-là peu contrôlée par Rome. Cependant, le nombre de sénateurs exécutés (quatorze noms connus) demeure beaucoup plus faible que sous le règne de Claude[k 7]. Le grand nombre de blessés ayant épuisé les bandes préparées pour les pansements, l’empereur donna ses propres vêtements. 3) docs 11 : Qu'est-ce que l'empereur Trajan fait distribuer ici ?A qui ? L'empereur possède également les titres suivants : auguste, qui signifie « élu des dieux », et princeps, ou prince, qui équivaut aux termes « premier » ou « meilleur ». Elle fait peut-être partie de la famille des Marcii, au vu du nom de sa fille et des liens de Trajan avec cette famille[b 6], et est probablement issue d’une famille sénatoriale italienne de rang consulaire à l’époque de Tibère[e 1]. En Égypte, il fait étendre la surface des terres cultivables et rétablit l'approvisionnement en impôt des caisses de Rome[s 19]. Celui-ci, attaqué sur plusieurs fronts[f 6] oppose une résistance désespérée et acharnée qui fait de nombreuses victimes. Sa politique financière est laborieuse, avec un Empire vivant au-dessus de ses moyens grâce à des revenus ponctuels[p 10], et l'Empire romain est à sa mort dans une situation économique peu florissante[p 12]. Trajan crée peut-être une autre province, l’Assyrie. En récompense, Trajan le couronne roi des Parthes à Ctésiphon avec le titre de Rex Parthiis Datus (« roi donné aux Parthes »), renonçant par là même à son projet d’intégration complète de la Mésopotamie dans l’Empire. La passation de pouvoir ne s’effectue pas dans la plus grande sérénité et Hadrien se sent menacé, semble-t-il, par les ambitions de quatre anciens consuls. S'ajoutent à cela la diminution de certaines recettes, en raison, notamment, de l’allégement de la taxe sur les successions et de la suppression d'une partie des dettes revenant au fisc[m 6],[p 9]. Trajan décide de ne pas accorder des conditions de paix semblables à la précédente paix. Hadrien préfère la sécurité armée des frontières de l'Empire aux grandes campagnes militaires onéreuses[p 18]. Présente l’Empereur Trajan Parmi ses soutiens, on trouve notamment les sénateurs Lucius Iulius Ursus Servianus, Lucius Licinius Sura, Cnaeus Domitius Curvius Tullus, Sextus Iulius Frontinus et Titus Vestricius Spurinna[d 5],[n 2],[p 1]. 6H3-T2 M. Desmares TD 1 : L’EMPEREUR ROMAIN Après l’assassinat de César éclate une guerre civile entre les partisans de son fils adoptif, Octave et ceux de ses rivaux, notamment Antoine. En Orient, Trajan nomme des sénateurs prétoriens et consulaires avec pour mission de remettre en ordre la situation des cités. La soumission définitive de la Dacie est nécessaire et pour cela, il faut construire des routes, des forts et isoler l’ennemi sans lui concéder aucun avantage[r 5]. Cet idéal rassemble des vertus (virtutes) telles que la clementia, la justitia et la pietas (le respect envers les dieux). De cette union naît Salonina Matidia[b 3]. Pour Tacite, les règnes de Nerva et Trajan marquent un retour des libertés d’expression et de pensée[a 57]. Voir le chapitre «, Il est lui-même peut-être né à Rome plutôt qu’en Hispanie, puisque son père en est au début de sa carrière sénatoriale en 53, l’année de sa naissance, ce qui exclut probablement un séjour à Italica. Hadrien gouverne en « autocrate éclairé, parfois dogmatique en ses paroles et provocant en ses réalisations », alors que Trajan a régné en « pragmatique traditionaliste »[p 20]. À travers l’analyse des témoignages de l’épigraphie et de la statuaire relatifs à l’empereur Trajan, issus des cités des provinces occidentales, notre objectif est de déterminer les différentes formes d’expression d’allégeance et de loyalisme des provinciaux à son égard. À sa mort, il porte le nom et les surnoms d'Imperator Caesar Divi Nervae Filius Nerva Traianus Optimus Augustus Germanicus Dacicus Parthicus. Trajan récompense ses plus fidèles lieutenants qui ont joué un rôle de premier plan lors des guerres daciques comme Lucius Licinius Sura qui se voit accordé l’extraordinaire honneur d’un troisième consulat en 107[d 10] et Quintus Sosius Senecio qui obtient son deuxième consulat éponyme en 107 et à qui on octroie les décorations militaires doubles (dona militaria). Les conditions de paix imposées par Trajan marquent la fin de la première guerre dacique. Sans avoir la science parfaite de l'éloquence, il en connaît les procédés et les met en pratique. Les écoles-casernes de la ratatouille !!! Les provinces hispaniques sont politiquement et économiquement stables depuis la fin du Ier siècle av. Les critiques de Tacite semblent se cristalliser autour de trois points de la politique de Trajan : une action en Germanie trop limitée à son goût, l’absolutisme croissant de l’empereur et sa succession. Trajan fait en sorte que Nerva soit divinisé sur décision du Sénat[b 24]. Soirées, Evènements. Die Städtepolitik des Kaisers Trajan » dans A. Nünnerich-Asmus. Dans l’étude de Karl Strobel, Kaiser Traian. En outre, les délais de voyage ont été nettement améliorés dans de nombreuses régions d’Italie notamment grâce au développement de régions comme l’est des Pouilles et la Calabre. Toutefois, ces écrits, partiellement retrouvés au XIXe siècle, n’ont eu aucune incidence sur l’image positive de Trajan[k 28]. Ce faisant, il offre aux Romains une occasion de déclaration de guerre, en bafouant le traité de Rhandeia, ou plutôt un prétexte, comme le dit Dion Cassius pour qui la véritable motivation de Trajan n’est autre que la recherche de la gloire[a 41] et la volonté d’imiter Alexandre le Grand (sogenante Alexander-imitatio)[a 42]. De son mariage avec Marcus Ulpius Traianus est issue, outre Trajan, Ulpia Marciana, née avant 50[b 6]. Les références directes à Trajan dans les œuvres de Tacite sont rares. Pour l’inauguration des thermes en 112, cent dix-sept jours de jeux sont organisés durant lesquels combattent 8 000 gladiateurs et se produisent 10 000 animaux sauvages[n 4], des jeux démesurés qui rappellent les naumachies au temps d’Auguste. À la place, en 88, il commande la legio VII Gemina qui stationne dans le nord de l’Hispanie[b 12]. Complète les cases des différents pouvoirs de l’empereur avec les mots suivants : financier, judiciaire, militaire, religieux, politique. Le Sénat lui décerne le titre d'Auguste, ce qui accroît largement son prestige et son autorité. La première colonne traverse le Danube au niveau du limes Oescus-Novae et continue le long de la vallée de l’Ost jusqu’au col suffisamment large et accessible de Turnu Rosu[r 3]. De Dion Cassius, sénateur de l'époque des Sévères, il nous reste des abrégés dont un où est dressé un long portrait laudatif de l'empereur[a 58] : « Il dépense beaucoup pour la guerre, beaucoup aussi pour des travaux pendant la paix ; mais les dépenses les plus nombreuses et les plus nécessaires ont pour objet la réparation des routes, des ports et des édifices publics, sans que, pour aucun de ces ouvrages, il verse jamais le sang. Les incursions daces ont dévasté la province de Mésie inférieure. L' empereur est au sommet de la pyramide sociale romaine.Il détient les pouvoirs : - législatif: il est consul. Une plaque de bronze de Veleia décrit les modalités de cette aide alimentaire. Des fouilles ultérieures ont permis d'en repérer le plan, en forme de rectangle orienté nord-sud, arrondi aux angles, large de 120 mètres et long pour ce qui est repéré d'au moins 300 mètres[35]. Histoire – chapitre 6 : LEmpire romain : lEmpereur, la ville et la Romanisation I. Quest-ce quun Empereur romain? C'est le cas de Nicopolis ad Istrum, de Marcianopolis et de Tropaeum Traiani. Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes, Colonia Ulpia Traiana Augusta Sarmizegetusa Dacica, Le massacre des Juifs révoltés d'Égypte sous Trajan, Histoire de la décadence et de la chute de l’Empire romain, Werner Eck, « Trajan. Trajan quitte les monts d’Orastie, tout en y laissant une garnison suffisante pour supporter le harcèlement ennemi, et, grâce aux routes et à la flotte danubienne[f 3], intervient rapidement. Même les membres de sa propre famille ne se sentent plus en sécurité. Nerva n’a pas d’enfant et, compte tenu de son âge, il est certain qu’il ne compte pas démarrer une nouvelle dynastie. Durant l’hiver 98/99, Trajan inspecte les provinces danubiennes et prend des mesures pour élargir et consolider les défenses frontalières, poursuivant ainsi la politique de Domitien. Puis la mauvaise saison arrivant Trajan cesse les combats. Ils ont pour fils Publius Aelius Hadrianus Afer et donc pour petit-fils Hadrien[a 2]. Jean-Pierre Martin, « Le Haut-Empire » dans M. Cébeillac-Gervasoni, J.-P. Martin et A. Chauvot. Les problèmes internes en Parthie ont semble-t-il empêché Chosroès d’organiser une résistance plus acharnée[p 14],[s 22]. Depuis des décennies, la mise en place d’un roi en Arménie conduit à de graves tensions entre Rome et les Parthes. Pour l'année 106, Trajan réunit son armée et traverse le Danube sur le grand pont de Drobeta. La question de la succession demeure alors ouverte mais une guerre civile marquant la fin de la dynastie des Flaviens est évitée, contrairement à ce qui s'est passé la fin de la dynastie Julio-claudienne[m 1]. Trajan réorganisa l'armée romaine, la constitutio Traiani selon Végèce. View Bastien Lempereur’s profile on LinkedIn, the world’s largest professional community. Il porte le nombre de spectateurs, grâce à des travaux d’agrandissement et l'ajout de 5 000 places[a 37], à près de 150 ou 250 000[36]. On dispose de peu d’informations sur le début de la carrière sénatoriale de Trajan avant 89[b 9]. Les Lettres de Pline le Jeune nous apportent de nombreuses informations sur des événements du règne de Trajan et de ses prédécesseurs, qu'il s'agisse d'une correspondance réelle ou d'une fiction littéraire. Les symptômes de la maladie semblent correspondre à des conséquences du paludisme. L’occupation des montagnes de Dacie entraînerait la désorganisation et donc l’affaiblissement des peuples du bassin des Carpates, ce qui permettrait un développement pacifique des provinces frontalières de Mésie et de Thrace. Une absence si longue du princeps à Rome est inhabituelle et chacun s’attend à une guerre imminente contre les Germains[a 10]. Ulpius Traianus est ensuite élevé au rang de patricien en 73/74 lors de la censure conjointe de l’empereur Vespasien et de son fils Titus[b 7]. Voir le profil de Jeremy Lempereur sur LinkedIn, le plus grand réseau professionnel mondial. More info here. On considère généralement que c’est sous son règne que l’Empire romain connaît sa plus grande extension avec les conquêtes éphémères de l’Arménie et de la Mésopotamie, et celle plus pérenne de la Dacie ainsi qu'avec l'annexion du royaume nabatéen de Pétra qui donne naissance à la province d'Arabie Pétrée. La mort de Domitien met fin à la dynastie des Flaviens[e 2],[7]. En Thrace, Trajan transfère en grande partie l’administration de la province aux villes nouvellement créées, supprimant les districts hérités de l'ancien royaume, à l'image de l'organisation de la province hellénistique d'Asie[j 5],[l 9]. Cela montre l'accélération de l'intégration de la province dans l'Empire[s 13],[j 5]. L'empereur est même forcé de prononcer un discours public de remerciement pour cette initiative[b 21]. Les deux premières années de son règne lui servent à consolider la paix le long des frontières septentrionales de l’Empire. onder Traianus.Hij was daarnaast bevriend met de Romeinse senatoren en schrijver Plinius de Jongere en Publius Cornelius Tacitus L’idée selon laquelle Trajan est le meilleur, le plus juste et le plus accompli des princes dans les domaines social et guerrier conserve une telle force que même ses échecs face aux Parthes à la fin de son règne ne peuvent assombrir son image. En revanche, sa conquête des territoires parthes reste inachevée et fragile à la suite d'une grande révolte judéo-parthe. Pourtant, l'Histoire Auguste se prétend continuatrice de Suétone, parfois en le pastichant, mais n'aborde ni Nerva, ni Trajan. La perte d’une légion romaine dans la guerre contre les Sarmates Iazyges déclenche une crise politique interne[k 5]. « Prospections archéologiques dans le Hawran », Trajans' war and the Exilarch's rise to power under the Parthians. Suétone déjà prophétise une époque heureuse après la mort de Domitien[a 55] et, selon Tacite, les règnes de Nerva et Trajan marquent le début d’une ère heureuse (beatissimum saeculum)[a 56]. C'est dans ce forum qu'est érigée la célèbre colonne Trajane sur laquelle figure une frise longue de deux cents mètres qui s’enroule en spirale autour du fût et qui raconte les exploits militaires de Trajan et de ses généraux[b 24]. Au total, ce sont environ 150 000 hommes qui sont déployés par l’Empire, dont 75 à 80 000 légionnaires et 70 à 75 000 auxiliaires[13],[b 30],[r 3]. Après une brève et tumultueuse année au pouvoir, une révolte des membres de la garde prétorienne affaiblit son pouvoir et le contraint à répliquer en adoptant le populaire général Trajan comme son héritier et successeur. Sur le chemin du retour, dit-on, il s’arrête à Babylone où il visite la maison où est mort Alexandre le Grand[a 45]. Car, jamais sous lui, ainsi qu'il arrive ordinairement, en pareilles circonstances, les soldats ne se laissent aller à l'orgueil et à l'insolence, tant il a de fermeté dans le commandement. Trajan, né sous le nom de Marcus Ulpius Traianus le 18 septembre 53 à Italica (dans ce qui est maintenant l'Andalousie dans l'Espagne moderne)[1] et mort le 8 ou 9 août 117 à Selinus, en Cilicie, est empereur romain de fin janvier 98 à août 117. Ces pièces sont estampillées de la devise « Restauration de l’Italie » (Italia rest[ituta])[i 5]. Cette mission d’inspection a permis à Trajan de s’assurer la fidélité des troupes frontalières et des provinciaux. Par exemple sur cette pièce de monnaie de 312-313 : Entre parenthèses, uniquement les années des consulats sous Trajan (. Durant l’Antiquité tardive, le règne de Trajan est considéré comme le meilleur qu’ait connu l’Empire romain, comme le montre cette expression d'Eutrope : « puissiez-vous être plus heureux qu’Auguste et meilleur que Trajan » (felicior Augusto, melior Trajano)[a 59],[p 21]. La création de la province proprétorienne d'Épire est parfois placée à la fin du règne de Néron, et plus souvent sous le règne de Trajan. I. Trajan quitte Rome à l’automne 113 et parvient à Antioche, en Syrie, au printemps 114. Cette politique se reflète dans les sujets figurant sur les pièces de monnaie, où les provinces apparaissent maintenant autant que l’Italie[74],[75]. La correspondance entre Pline le Jeune et Trajan concernant les chrétiens est précieuse car il s’agit d’une des rares sources à caractère officiel qui ne soit pas d’origine chrétienne[50]. L¶Empire : lEmpereur, la ville et la Romanisation I. Qu¶est-ce qu¶un Empereur romain? Fronton loue l'habilité de Trajan pour se gagner les faveurs des pauvres autant que des riches Romains par de grands spectacles publics[11]. Pour autant, Trajan n’a jamais semblé vouloir divorcer, Plotine étant riche et instruite[51],[52]. Contrairement à son prédécesseur, ce n'est pas l’Italie qui se trouve au cœur de ses attentions, mais les provinces. En l'an 103, Trajan fait construire au nord d’Ostie un autre port plus à l'intérieur[30], un bassin hexagonal communiquant par des canaux avec le port de Claude, avec le Tibre directement[31], et avec la mer. Hormis Eutrope[a 1], qui écrit au IVe siècle, tous les autres auteurs antiques disent seulement que Trajan est originaire d'Hispanie, que sa famille vient d'Italica, sans pour autant affirmer qu'il est né sur place[k 1]. Il réunit une armée composée des légions danubiennes ainsi que d’unités auxiliaires et de vexillations d’autres légions. Adoré de ses soldats, Trajan, bien qu'empereur, garde un train de vie simple et ménage le Sénat. Le point de départ de la via Traiana est marqué par un arc de triomphe dont les reliefs ne laissent aucun doute sur le programme de restauration de l'Italie qu'engage l’empereur[28],[29]. J. Wilkes, « Les provinces danubiennes » dans C. Lepelley (dir.). Sabine se marie en 100 à Hadrien, faisant de lui le plus proche parent mâle de Trajan, et donc le candidat idéal à la succession. Il s’installe à Rome modestement, sans démonstration de son pouvoir. De plus, le Sénat n’accepte pas le nouvel empereur sans controverse[8],[b 19]. Voir le chapitre «. Sirmium, jusque-là en Mésie, est rattachée à la Pannonie inférieure[r 15]. Aelianus réclame avec ses soldats la tête des assassins de Domitien et assiège le palais impérial pour capturer les responsables de la mort du dernier des Flaviens, qui n'ont pas été condamnés par le nouvel empereur. Il prend les villes de Nisibe et de Batnae. Domitien, en tant que Princeps, assume maintenant clairement sa position autocratique face à l’élite romaine. Les préparatifs de guerre des Romains n’étant pas passés inaperçus, Décébale fait relever les forteresses détruites, reconstruit les fortifications autour de la capitale, forme une nouvelle armée. Les circonstances opaques de cette adoption ont entrainé de nombreuses spéculations et controverses. Malgré des conditions de paix qui semblent très dures, Décébale préserve son pouvoir, maintient l'unité de son royaume ainsi que la majeure partie de son territoire[r 4],[m 2]. Durant cette période, il échange avec Trajan une correspondance régulière qui constitue une source unique d'information sur l'administration des provinces romaines et sur la vie dans les provinces de culture grecque. Trajan recrute une garde à cheval attachée à l'empereur, les Equites Singulares Augusti. En 106, alors qu'il mène campagne en Dacie, Trajan ordonne au gouverneur impérial de Syrie, Aulus Cornelius Palma Frontonianus, d'annexer le royaume nabatéen de Pétra[a 33], sans doute après la mort du roi Rabbel II[s 4]. Celle-ci, comme le montrent les reliefs de la colonne[f 1], tourne en faveur des Romains, après des combats acharnés[a 20]. Il réussit à faire exécuter les meurtriers, dont certains officiers prétoriens, malgré l'opposition de l'empereur, affaiblissant la position de Nerva[a 7]. À l'époque trajane, il existe deux types de « colonies romaines ». Quant à Julian Bennett, sa biographie de l'empereur, Trajan. L’empereur gouverne avec le soutien de l’armée. Elle reçoit le titre d’Augusta en 105. Nerva a déjà donné à l’Italie une place particulière au sein de l’Empire, comme l’attestent les monnaies de l’époque. Elle aurait en effet été fondée peu après l'an 108[l 10]. Il critique la limitation des honoraires des avocats à 10 000 sesterces sous Claude, mesure reprise par Trajan. Il est probable que Trajan n'ait jamais rencontré Nerva, et les sources historiques n'indiquent pas s'il y eut dans le passé une rencontre entre les deux hommes, mais il est certain que durant le règne de Nerva, que Trajan ne viendra jamais le rejoindre à Rome, car il resta en Germanie.