! 4! 290-292). Ces actions des autorités municipales ont pris des tournures déroutantes, au point où les domaines publics sont dans la quasi-totalité occupés par les activités économiques. D’une superficie de 14,9 ha (DCGTx, 1996), Sogefiha-Siporex 1 est un quartier de la commune de Yopougon située à l’ouest de la ville d’Abidjan. L’emplacement de ces activités oblige les populations riveraines à vivre dans la promiscuité et enlève au quartier sa beauté de cité moderne qu’elle représentait. Bouquet C., 2003, « Le poids des étrangers en Côte d'Ivoire », Annales de Géographie, t. 112, n°630, 2003. pp. b- La course au profit multiplie les formes de marchandisation de la nature. Le véritable problème, se situe au niveau de l’éclairage public. L’habitat à Siporex se distinguait par la symbiose qui existait entre le bâti et les espaces naturelles aménagés. Les eaux stagnantes se composent d’un mélange d’eau pluviale, d’eau de vaisselle et d’urine. Il faut noter que 50,6 % des acteurs des activités économiques informelles ont refusé d’indiquer les lieux de rejet des déchets qu’ils produisent. En effet, la très faible implantation de toilettes publiques observée dans le quartier et le fait que  81,55 % des acteurs exercent loin de leurs lieux de résidence, contraint ces derniers à faire des caniveaux ou des espaces libres laissés entre les logements des lieux de satisfaction de leurs besoins naturels pressants (tableau 6). En dépit des efforts d’aménagement du territoire urbain consentis par les autorités, les espaces publics de la capitale économique ivoirienne ne cessent de se dégrader. Tableau 6 : Lieux de satisfaction des besoins naturels des acteurs de l’économie informelle. dues à la déforestation et à la dégradation des forêts (REDD+) est l’une des solutions privilégiées pour soutenir la préservation de ce vaste massif forestier. Tous ces bruits produits troublent la quiétude et/ou le repos des riverains. Provinciale de l‘Environnement et du Cadre de Vie à Orodara ; Cependant la gestion des ressources naturelles de Kénédougou est régie par des lois et législations qui n‘impliquent pas totalement les populations de manière à prévenir les conflits Une situation […] Comme toute production humaine, les activités économiques informelles fonctionnent avec des intrants (ou inputs) et des extrants (outputs) en partie constitués de déchets. Ces ordures finissent par se retrouver en bordure des routes et/ou dans les caniveaux situés aux environs immédiats. Les voies de circulation sont devenues les principaux lieux d’exercices des activités économiques informelles à Siporex. La proportion de ceux qui satisfont leurs besoins à la maison représentent 18,45 %, et enfin 5,95 % pour ceux n’ont pas voulu indiquer de lieux. A cette occupation illégale des voies, s’ajoute l’occupation des jardins publics. 275-295. En effet, cette pollution résulte essentiellement des activités de restauration et de transport. Les causes de la dégradation de l’environnement. Les ordures se composent pour 69 % de matières organiques et pour 31 % de matières non fermentiscibles. Photo 7: Stagnation d’eaux usées dans les caniveaux. En outre selon N. G. Kwami (2011, p. 22), en plus de l’insalubrité, les activités économiques informelles causent des difficultés de circulation aux automobilistes et aux piétons. Les pelouses sont remplacées par les hangars de fortune, les tables et des étals des commerçants. Les informations obtenues, lors cette enquête, ont fait l’objet d’un dépouillement informatique avec les logiciels  sphinx et Excel. Les problèmes environnementaux engendrés par l’occupation des espaces publics à des fins d’activités économiques informelles sont nombreux. /*